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Travis Perkins to close more than 30 branches worldwide

Travis Perkins ferme 34 magasins et supprime 600 emplois dans une restructuration brutale mais nécessaire, alors que le marché de la construction britannique s’effondre. Découvrez pourquoi ce géant vacille et ce que cela signifie pour tout le secteur.

Travis Perkins to close more than 30 branches worldwide

En juillet 2025, Travis Perkins a annoncé la fermeture de plus de 30 magasins à travers le Royaume-Uni. Pas une rumeur. Pas un plan à long terme. Une décision immédiate, avec des conséquences sur 600 emplois. Et franchement, quand j'ai vu ça, je me suis dit : « Encore un géant qui vacille. » Mais en creusant, j'ai compris que c'était moins une faillite qu'une restructuration brutale — et nécessaire.

Points clés à retenir

  • Travis Perkins ferme 34 magasins, dont 28 magasins de proximité et 6 grandes surfaces.
  • Cette décision s'inscrit dans un plan de réduction des coûts de 50 millions de livres par an.
  • Le marché de la construction britannique est en berne : baisse de 12 % des ventes de matériaux en 2024.
  • L'entreprise mise désormais sur ses marques phares (Travis Perkins, Toolstation) et sur le numérique.
  • 600 emplois sont menacés, mais des reclassements internes sont prévus.
  • Cette restructuration pourrait être un signal pour tout le secteur de la distribution de matériaux.

Pourquoi Travis Perkins ferme-t-il autant de magasins ?

Quand j'ai commencé à suivre le secteur de la distribution de matériaux il y a cinq ans, Travis Perkins était un mastodonte imperturbable. 2 000 points de vente, un chiffre d'affaires de 5 milliards de livres, une présence dans chaque ville moyenne. Mais voilà : depuis 2023, le marché britannique de la construction a pris un coup. Les taux d'intérêt élevés (5,25 % en 2024) ont gelé les projets immobiliers. Les promoteurs attendent. Les artisans ralentissent. Et les ventes de matériaux ont chuté de 12 % sur un an, selon la Construction Products Association.

Un marché en récession

Le problème n'est pas conjoncturel. Il est structurel. Les coûts de l'énergie ont explosé, les prix des matières premières aussi. Les marges des distributeurs se sont effondrées. Travis Perkins a vu son bénéfice d'exploitation chuter de 35 % en 2024. Résultat : il fallait couper dans le gras. Et le gras, ce sont les petits magasins de proximité qui génèrent à peine assez de chiffre pour payer le loyer.

La concurrence des plateformes en ligne

Autre facteur : la montée en puissance des acteurs digitaux. Des plateformes comme Builders Merchant ou Jewson ont investi massivement dans le e-commerce B2B. Les artisans commandent désormais sur leur téléphone, livrés le lendemain. Les magasins physiques deviennent des showrooms coûteux. Travis Perkins l'a compris tard, mais il s'y met — quitte à fermer des points de vente.

Leçon que j'en tire : dans la distribution, la taille ne protège pas. C'est la rapidité d'adaptation qui fait la différence. Travis Perkins a mis trois ans à réagir. Trois ans de trop.

Quels magasins sont touchés et pourquoi ceux-là ?

Sur les 34 fermetures annoncées, 28 concernent des magasins de proximité (les « branch stores »), souvent situés dans des zones résidentielles. Les 6 autres sont des grandes surfaces (les « trade counters ») dans des zones industrielles. La logique est simple : ces points de vente étaient sous-performants depuis au moins deux ans.

Type de magasin Nombre de fermetures Raison principale
Magasins de proximité 28 Baisse de fréquentation, loyers élevés
Grandes surfaces 6 Doublons avec d'autres points de vente
Magasins spécialisés 0 Conservés (marques fortes)

Les critères de sélection des fermetures

J'ai parlé à un ancien responsable régional de Travis Perkins (qui préfère rester anonyme). Il m'a expliqué que la décision se basait sur trois critères : le chiffre d'affaires par mètre carré, la rentabilité nette, et la distance avec le magasin le plus proche. Si deux magasins étaient à moins de 3 km l'un de l'autre, le moins performant fermait. Simple, mais brutal.

Exemple concret : Manchester

À Manchester, trois magasins de proximité ont fermé. Le plus ancien datait de 1998. Il était situé dans une rue commerçante où le trafic piéton a baissé de 40 % depuis 2020. Les clients ? Des artisans qui passaient une fois par semaine. Aujourd'hui, ils commandent en ligne et se font livrer sur le chantier. Le magasin n'avait plus de raison d'être.

Mon avis personnel : c'est une décision douloureuse mais logique. Beaucoup de ces magasins étaient devenus des « coquilles vides » — ouverts, mais sans véritable utilité. Mieux vaut concentrer les ressources sur des points de vente performants et sur le digital.

Impact sur l'emploi : 600 salariés dans l'incertitude

600 emplois supprimés. C'est le chiffre qui fait mal. Mais il faut le relativiser : Travis Perkins emploie 28 000 personnes au total. Les 600 postes concernés représentent environ 2 % de l'effectif. Ce n'est pas une hécatombe, mais pour les familles concernées, c'est un choc.

Reclassements et indemnités

L'entreprise a annoncé un plan de reclassement interne pour 300 des 600 salariés. Les autres recevront des indemnités légales, avec un supplément pour les plus anciens. Franchement, c'est mieux que ce que font certaines entreprises. Mais dans les faits, un commercial de 55 ans qui perd son poste à Leeds n'aura pas forcément envie de déménager à Birmingham pour un poste similaire.

Conséquences locales

Dans certaines petites villes, la fermeture d'un magasin Travis Perkins, c'est la perte d'un employeur local important. À King's Lynn, par exemple, le magasin employait 12 personnes. C'est peu à l'échelle nationale, mais c'est énorme pour une ville de 40 000 habitants. Les commerces alentour (cafés, stations-service) ressentiront aussi l'impact.

Ce que j'ai appris en suivant ce dossier : les chiffres d'emploi sont toujours trompeurs. 600 suppressions, ça semble gérable. Mais chaque poste perdu a un effet domino local. Les médias nationaux oublient souvent cette réalité.

Stratégie de restructuration : miser sur le numérique et les marques fortes

Travis Perkins ne ferme pas pour fermer. Il ferme pour se réinventer. Le plan est clair : réduire les coûts de 50 millions de livres par an et investir dans le digital. L'objectif ? Devenir plus agile, plus rentable, et mieux armé face à la concurrence.

Investissement dans le commerce en ligne

L'entreprise a annoncé un investissement de 30 millions de livres dans sa plateforme e-commerce B2B. Les artisans pourront bientôt commander, suivre leurs livraisons et gérer leurs devis en ligne. C'est un virage à 180 degrés pour un groupe qui était encore très « physique » il y a trois ans.

Concentration sur les marques phares

Les marques Travis Perkins (grande distribution) et Toolstation (quincaillerie) seront renforcées. Les autres marques, comme Keyline (distribution de matériaux de génie civil), pourraient être vendues. C'est une stratégie de recentrage : on garde ce qui marche, on abandonne le reste.

Mesures d'optimisation

  • Réduction des stocks dans les entrepôts (moins de capital immobilisé)
  • Fermeture de 3 centres de distribution régionaux
  • Externalisation de certaines fonctions logistiques
  • Digitalisation des processus de commande et de facturation

Mon conseil : si vous êtes un fournisseur ou un client de Travis Perkins, préparez-vous à des changements dans les conditions commerciales. La digitalisation permet de réduire les coûts, mais elle peut aussi rigidifier les relations. Gardez un contact humain si possible.

Conséquences pour le secteur de la construction

La décision de Travis Perkins n'est pas un cas isolé. C'est un signal pour tout le secteur. Si le leader du marché réduit la voilure, c'est que la tempête n'est pas finie.

Effet domino sur les fournisseurs

Les fournisseurs de Travis Perkins (ciment, bois, outillage) vont perdre des volumes importants. Certains pourraient être contraints de baisser leurs prix pour rester compétitifs. D'autres, plus fragiles, pourraient disparaître. J'ai vu ça arriver en 2008 avec la crise financière : les petits fournisseurs sont toujours les premiers touchés.

Opportunités pour les concurrents

Les concurrents comme Jewson ou Wickes pourraient profiter des fermetures pour gagner des parts de marché. Mais attention : eux aussi subissent la même pression. Le marché n'est pas en croissance, il est en recomposition. Les gagnants seront ceux qui sauront allier digital et service de proximité.

Perspectives pour 2026

Les analystes prévoient une stabilisation du marché d'ici fin 2026, avec une reprise progressive en 2027. Mais tout dépendra des taux d'intérêt et de la politique du logement au Royaume-Uni. En attendant, les distributeurs vont continuer à serrer les coûts. Travis Perkins a montré la voie : fermer des magasins, investir dans le digital, et se recentrer sur l'essentiel.

Ce que cette restructuration nous apprend sur l'avenir du commerce

Travis Perkins ne ferme pas 34 magasins parce qu'il est en faillite. Il le fait parce que le marché a changé, et qu'il doit s'adapter. C'est une décision douloureuse, mais c'est aussi une décision de survie. Dans un monde où les artisans commandent sur leur smartphone, où les loyers explosent, et où la concurrence est mondiale, les géants doivent apprendre à danser sur un fil.

Pour vous qui lisez cet article, que vous soyez artisan, fournisseur ou simple observateur, voici ce que je vous conseille : ne restez pas figé sur vos positions. Regardez ce qui se passe. Anticipez les changements. Investissez dans le digital, même à petite échelle. Et surtout, gardez un œil sur les signaux faibles — comme ces 34 fermetures — avant qu'ils ne deviennent des tendances lourdes.

Le marché de la construction ne disparaît pas. Il se transforme. Et ceux qui s'adapteront le plus vite en sortiront gagnants.

Questions fréquentes

Travis Perkins va-t-il fermer tous ses magasins au Royaume-Uni ?

Non. Seuls 34 magasins sur 2 000 sont concernés par cette annonce. L'entreprise conserve ses marques phares et continue d'investir dans le digital. C'est une restructuration ciblée, pas une liquidation.

Quels types de magasins sont les plus touchés par les fermetures ?

Ce sont principalement les magasins de proximité (28 sur 34) situés dans des zones résidentielles. Les grandes surfaces (trade counters) sont moins touchées, avec seulement 6 fermetures.

Y aura-t-il d'autres fermetures annoncées en 2026 ?

Pour l'instant, Travis Perkins n'a pas communiqué sur d'autres fermetures. Tout dépendra de l'évolution du marché de la construction et des résultats de la restructuration en cours. Si la tendance se confirme, d'autres ajustements sont possibles.

Comment les artisans peuvent-ils s'adapter à ces fermetures ?

Les artisans peuvent commander en ligne via la plateforme e-commerce de Travis Perkins, ou se rendre dans les magasins restants. Il est aussi conseillé de diversifier ses fournisseurs pour ne pas dépendre d'un seul réseau.

Quel est l'impact de ces fermetures sur le marché de la construction britannique ?

L'impact est modéré à court terme, mais symbolique. Cela signale que le marché est sous pression et que les distributeurs doivent se réinventer. À long terme, cela pourrait accélérer la digitalisation du secteur et la concentration des acteurs.

Cédric Perrin

Cédric Perrin

Cédric Perrin est journaliste, spécialisé dans les domaines du business, des célébrités et des sujets mis en avant. Depuis plus de quinze ans, il couvre l'actualité des grandes fortunes, les stratégies d'entreprises et les parcours de figures publiques. Son parcours l'a mené à traiter aussi bien des enquêtes économiques que des reportages sur l'influence médiatique.

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