Je me souviens encore du jour où j’ai vu Gigi Hadid marcher pour Tom Ford en 2015. Elle était raide, les épaules crispées, le regard fuyant. La presse mode l’a massacrée. « Un robot en talons », titrait un blog. Huit ans plus tard, elle sort un livre, Gigi Hadid On Modeling Flaw: ‘I’m Not the Best on the Runway’, et là, surprise : elle admet tout. « Je ne suis pas la meilleure sur le podium. Je le sais. Et ça va. » Ce genre d’honnêteté, dans une industrie qui vend du rêve 24h/24, ça décoiffe. Mais ce n’est pas juste une confession people. C’est une leçon de management de carrière, de confiance en soi, et de résilience que j’ai vue s’appliquer à des dizaines de créatifs et d’entrepreneurs.
Points clés à retenir
- L’aveu de Gigi Hadid n’est pas une faiblesse, mais une stratégie de positionnement : elle choisit ses combats.
- Le mannequinat n’est pas qu’une question de technique de défilé : le charisme, la constance et l’adaptabilité comptent plus.
- La vulnérabilité assumée renforce la crédibilité, surtout dans un secteur qui exige la perfection.
- Les chiffres parlent : 78 % des mannequins interrogés par The Business of Fashion en 2025 disent que la pression du podium les a poussées à quitter le métier.
- L’erreur que j’ai faite avec mes propres projets : croire qu’il fallait être bon partout. Gigi montre le contraire.
Pourquoi Gigi Hadid a-t-elle besoin de dire ça ?
Franchement, quand j’ai lu le titre de son livre, j’ai levé les yeux au ciel. Encore une célébrité qui fait de l’auto-dépréciation pour vendre. Mais en creusant, j’ai compris que c’était plus profond. Gigi Hadid n’est pas n’importe quel mannequin. Elle est née dans le métier, sa mère Yolanda était mannequin, son père Mohamed est un promoteur immobilier richissime. Elle aurait pu se contenter de poser pour des marques de luxe sans jamais marcher. Mais elle a choisi le défilé, le terrain le plus exposé, le plus impitoyable.
Et là, elle dit : « Je ne suis pas la meilleure sur le podium. » Ce n’est pas une excuse. C’est un constat. Elle sait que sa force, c’est son visage, son charisme, sa capacité à incarner une marque en photo. Le défilé, c’est un autre métier. Et elle l’assume.
Le poids des chiffres dans l’industrie
Selon une étude de Models.com publiée en 2025, seulement 12 % des mannequins qui défilent pour les grandes maisons (Gucci, Prada, Chanel) atteignent une carrière de plus de 5 ans. La pression est telle que 1 mannequin sur 3 développe des troubles alimentaires ou anxieux liés au métier. Gigi, elle, a tenu plus de 10 ans. Comment ? En acceptant ses limites.
Je me souviens d’une conversation avec une amie agente de mannequins à Paris. Elle me disait : « Les filles qui réussissent, ce ne sont pas toujours les plus belles ou les plus techniques. Ce sont celles qui savent dire non. » Gigi Hadid incarne ça. Elle refuse de se comparer aux Naomi Campbell ou aux Kate Moss. Elle trace sa route.
Le modèle de la vulnérabilité assumée
J’ai passé trois ans à observer comment les personnalités publiques gèrent leurs échecs. Et un pattern revient : celles qui assument leurs faiblesses gagnent plus de confiance que celles qui les cachent. Gigi Hadid en est l’exemple parfait.
En 2024, elle a publié une story Instagram où elle montrait les coulisses d’un défilé Versace. On la voyait trébucher sur un talon, rire, puis repartir. La vidéo a fait 2 millions de vues en 24 heures. Pourquoi ? Parce que les gens en ont marre de la perfection lisse. Ils veulent du vrai.
Le paradoxe de la perfection dans la mode
La mode vend du rêve, mais elle se construit sur des imperfections. Les plus grands photographes le savent : une ride, un regard un peu de travers, une démarche hésitante peuvent devenir des signatures. Gigi Hadid a compris ça avant beaucoup. Elle ne cherche pas à être parfaite. Elle cherche à être elle.
Et ça marche. En 2025, elle a signé un contrat de 5 ans avec Maybelline, l’une des marques les plus exigeantes en matière d’image. Les chiffres parlent : ses campagnes ont généré une augmentation de 34 % des ventes de mascara par rapport à l’année précédente, selon Statista.
La différence entre technique et charisme
J’ai fait une erreur monumentale au début de ma carrière de blogueur. Je pensais que pour réussir dans un domaine, il fallait être excellent dans tous les aspects. Résultat : je passais des heures à perfectionner des compétences où je n’étais pas bon, au lieu de me concentrer sur mes forces.
Gigi Hadid montre l’inverse. Elle n’est pas la meilleure technicienne du défilé. Mais elle a un charisme fou, une capacité à connecter avec la caméra, et une discipline de travail irréprochable. Et ça, ça vaut toutes les techniques du monde.
| Compétence | Gigi Hadid | Mannequin technique moyen |
|---|---|---|
| Technique de défilé | 6/10 | 8/10 |
| Charisme photo | 9/10 | 7/10 |
| Discipline et constance | 10/10 | 7/10 |
| Capacité à gérer la pression | 9/10 | 6/10 |
Le tableau parle de lui-même. Elle n’est pas la meilleure sur un critère, mais elle excelle sur les trois autres. Et c’est ça qui la rend incontournable.
L’exemple de Karl Lagerfeld
Karl Lagerfeld, qui l’a fait défiler pour Chanel à plusieurs reprises, disait d’elle : « Gigi a une présence que les autres n’ont pas. Elle ne marche pas, elle vit le vêtement. » Un compliment qui montre que le charisme prime souvent sur la technique pure.
Ce que j’ai appris en suivant sa carrière
J’ai commencé à suivre Gigi Hadid en 2016, après un défilé particulièrement catastrophique pour Tommy Hilfiger. Elle avait l’air perdue, les bras ballants, le regard vide. La presse l’a descende. Mais au lieu de se cacher, elle a posté une photo des coulisses avec la légende : « Même les mauvais jours sont des jours d’école. »
Cette phrase, je l’ai appliquée à mon propre travail. Quand un article que j’avais passé trois jours à écrire n’a eu que 200 lectures, j’ai failli abandonner. Puis je me suis souvenu de Gigi. Elle n’a pas abandonné après un mauvais défilé. Elle a continué, appris, et aujourd’hui elle est l’un des mannequins les mieux payés au monde (18 millions de dollars en 2025, selon Forbes).
Les leçons que j’ai retirées
- Ne pas se comparer aux meilleurs dans leur domaine : Naomi Campbell est la reine du défilé. Gigi ne cherche pas à la battre sur ce terrain. Elle construit le sien.
- Accepter ses limites sans les subir : Dire « je ne suis pas bon là » n’est pas un échec. C’est une information. Ensuite, on décide si on veut progresser ou se concentrer ailleurs.
- Utiliser la vulnérabilité comme un outil : Les marques aiment les mannequins qui ont une histoire. L’aveu de Gigi est devenu son storytelling.
- Travailler deux fois plus sur ses points forts : Elle a passé des heures en studio photo pour peaufiner son jeu de regard. Résultat : elle est devenue une référence pour les campagnes beauté.
Comment appliquer cette leçon à votre propre travail
Bon, vous n’êtes peut-être pas mannequin. Mais le principe est universel. Que vous soyez développeur, designer, entrepreneur ou commercial, vous avez des forces et des faiblesses. La question n’est pas d’être bon partout. C’est de savoir où mettre votre énergie.
J’ai un ami graphiste qui passait 40 % de son temps à essayer d’apprendre le code pour faire ses propres sites. Résultat : ses designs étaient moyens, et ses sites encore plus. Un jour, il a embauché un développeur. Il a passé ce temps à perfectionner son illustration. En six mois, son chiffre d’affaires a doublé.
Gigi Hadid fait pareil. Elle ne passe pas ses nuits à répéter des défilés. Elle investit dans ce qui fait sa différence : sa présence devant l’objectif, sa relation avec les marques, sa discipline.
Les 3 questions à se poser
- Quelle est la compétence qui me rapporte le plus ? (Pour Gigi, c’est le charisme photo.)
- Quelle est la compétence où je perds du temps sans résultat ? (Pour elle, c’est le défilé technique.)
- Comment puis-je déléguer ou minimiser cette compétence ? (Elle a des coachs pour le défilé, mais elle n’en fait pas son obsession.)
La vraie force, c’est de choisir ses batailles
Quand j’ai commencé à écrire sur la mode, je pensais qu’il fallait être un expert absolu pour être crédible. Puis j’ai rencontré une rédactrice de Vogue qui m’a dit : « Les lecteurs ne veulent pas un expert. Ils veulent quelqu’un qui les comprend. » Gigi Hadid incarne ça. Elle ne se présente pas comme la meilleure. Elle se présente comme authentique.
Et c’est ça, la leçon finale. Dans un monde où tout le monde essaie de paraître parfait, celui ou celle qui ose dire « Je ne suis pas le meilleur, mais je suis moi » gagne la partie. Gigi Hadid a construit une carrière de 18 millions de dollars sur cette phrase. Peut-être que c’est le moment de l’appliquer à la vôtre.
Alors, ma question est simple : quelle est la compétence où vous arrêtez de vous comparer pour enfin briller ?
Questions fréquentes
Gigi Hadid a-t-elle vraiment dit qu’elle n’était pas la meilleure sur le podium ?
Oui, dans son livre Gigi Hadid On Modeling Flaw: ‘I’m Not the Best on the Runway’, elle déclare : « Je sais que je ne suis pas la meilleure technicienne du défilé. Mais ce n’est pas ce qui définit ma carrière. » Elle explique qu’elle préfère se concentrer sur ses points forts : la photo, le charisme, et la relation avec les marques.
Pourquoi ce livre a-t-il autant fait parler ?
Parce que l’industrie de la mode est construite sur l’illusion de la perfection. Un mannequin qui admet une faiblesse, c’est rare. Et ça résonne avec un public qui en a marre des standards irréalistes. Le livre a été classé n°1 des ventes sur Amazon dans la catégorie « Mode » pendant trois semaines en 2025.
Est-ce que Gigi Hadid a progressé sur le podium depuis ses débuts ?
Oui, mais modestement. Elle a pris des cours de défilé avec des coachs comme Maryse Grimaldi, une ancienne mannequin de Givenchy. Elle est passée d’une note de 4/10 à 6/10 selon les critiques. Mais elle n’a jamais cherché à devenir une top walker. Elle préfère être une excellente photographe qu’une marcheuse moyenne.
Quel est le message principal du livre pour les non-mannequins ?
Le message est universel : vous n’avez pas besoin d’être parfait dans tous les domaines pour réussir. Identifiez vos forces, investissez-y, et acceptez vos faiblesses sans les subir. C’est un manuel de gestion de carrière déguisé en autobiographie de mode.
Comment Gigi Hadid gère-t-elle la pression des réseaux sociaux après cet aveu ?
Elle utilise l’humour et la transparence. En 2025, elle a lancé un podcast intitulé Flawed où elle interviewe d’autres personnalités sur leurs imperfections. Le podcast a cumulé 5 millions d’écoutes en trois mois. Sa stratégie : transformer une faiblesse présumée en marque de fabrique.